Dossier Ecologie

Ecologie écologie...

Je réserve ces prochaines semaines à une reflexion sur l'environnement. N'hésitez pas à ajouter votre pierre à l'édifice: commentaire, article, vidéo ou lien sont les bienvenus.


Jeudi 18 mars :   











Mmmmm....Sushis!


Le sushi, symbole de finesse, d'élégance, de luxe, de minimalisme gastronomique, réunit les gourmands de tous bords. Inspiration pour les grands cuisiniers, il est aussi le reflet de l'évolution de la société contemporaine: rapide à faire, rapide à manger, adaptable à tous les palais, et à la fois simple et sophistiqué. Bref, il n'y a pas à s'étonner de son succès à travers le monde.
Le thon est le poisson qui, avec le saumon, s'est le mieux adapté à l'exportation du sushi. Celui-ci, consommé au quart par la population japonaise seule, est aujourd'hui l'un des poissons les plus apréciés au monde. Le célèbre maguro  se fait pourtant de plus en plus rare aux abords de l'archipel. Il est absent des eaux où on le trouvait naguère à profusion, ce qui amène les pecheurs à aller le chercher très loin des côtes et à faire appel à une exportation massive.  Et la situation nippone n'est malheureusement pas une exception.
On  pêche massivement le thon sans respecter les quotas permettant la reproduction de l'espèce et sa sauvegarde. Alors, à quand l'extinction de l'espèce?
 

Lire l'article de Futura-sciences:Pêche : le thon rouge gravement menacé d'extinction

Lire l'article sur le site de la députée européenne Marie-Hélène Aubert: Le Thon Rouge menacé d'extinction à très court terme
 

 
 

Lundi 2 mars
 
L'isolation, c'est pas ça au Japon! D'ailleurs, je redécouvre cette terrible réalité chaque jour en me levant le matin dans un appartement froid. Les murs sont plus fins que chez nous, surement lié à la sécurité antisismique, et il n'y a pas jamais de double vitrage. Il n'y a pas de chauffage centrale dans la plupart des logements, où on utilise la fonction "chauffage" de la clim. Les murs et fenêtres ne gardent pas la chaleur, ce qui oblige à laisser allumer la clim tous le temps nécessaire. Bref, mieux vaut ne pas rester longtemps à la maison pour éviter une facture salée.
J'ai trouvé cet article très interessant sur France-Japon Eco. Bonne lecture.






Dimanche 1 mars
Bon ou mavais élève le Japon?

Au quotidien, on ne peut par contre pas qualifier la vie tokyoite comme écologique. Passer faire vos courses au supermarché vous suffira à comprendre cela: le nombre de sac et emballage est parfois impressionnant. Beaucoup de fruits et légumes sont enveloppés individuellement par exemple, et on emballe généralement les viandes, poissons et tofus une seconde fois avec les petits sacs en plastique disponible en sortie de magasin.



D'autres objets, les jetables, sont régulièrement utilisés puis jetés en grande quantité. Les mouchoirs, distribué dans la rue gratuitement  par de nombreuses sociétés, qu'on surconsomme sans se poser de question parce c'est gratuit. Les parapluies, très bon marché et vendu dans tous les combinis, se cassant facilement car de mauvaise qualité, et dont un grand nombre finissent abandonnés la même journée dans un lieu public ou dans la rue. Il y a encore d'autres exemples, mais celui qui dépasse de loin tous les autres est: la baguette en bois. Bien sur, on commence à en parler, mais les japonais sont bien loin d'abandonner le confort de la baguette en bois à usage unique. Le reportage que je vous montre aujourd'hui, de la  chaine France 24, est assez optimiste. Pour ma part, quand je regarde autour de moi je ne vois aucun comportement visant à réduire l'usage de la baguette en bois, au contraire, donc mon avis reste sceptique. De mon coté, tant que je peux m'en passer je refuse systématiquement les baguettes que les vendeurs mettent dans mon sac, j'encourage ceux qui viennent au Japon à faire de même. Vu le mode de vie  de Tokyo, où on mange beaucoup dehors, la solution pour les japonais serait surement la baguette personnelle transportable.





Dimanche 22 février


Qu'en est-il d'une grande ville comme Tokyo?
J'ai arrêté de me plaindre des trains bondés quand j'ai compris qu'ils étaient l'une des raisons de la qualité de l'air ici. Les habitants de Tokyo utilisent en très grande majorité les transports en commun, choix essentiel dans une ville accueillant presque 13 millions d'habitants. Je vous laisse découvrir cet article de France-Japon Eco, qui montre qu'avec de bons choix et décisions prisent d'en haut, la plus grande ville au monde a pu devenir un exemple en matière d'environnement.





Samedi 21 février

Si l'on en croit les débats actuels, les politiques ne trouveront pas d'accord international sur l'écologie de sitot. Nos pays donnent quelques bons exemples mais les vraies démarches écologiques ne sont pas encore au rendez-vous. Et pour les pays pauvres, les rêves d'un développement économique les mènent bien loin des préoccupations environnementales. Avec la crise, l'environnement est devenu secondaire: famines, guerres d'interet, baisse du pouvoir d'achat dans nos caddis...


Quand je suis allé à Sao Paolo, j'ai rencontré de jeunes brésiliens qui avaient généralement une bonne conscience écologique. Là où je logeais, le tri des déchets était fait minutieusement, les emballages lavés avant d'être jeté, à tel point qu'on aurait pu les réutiliser. L'effort est là, la plupart des brésiliens se sentent prochent de la nature et souhaitent la protéger. Mais, dans une ville aussi grande, accueillant plus de 10 millions d'habitants(Paris: 2 millions, New York: 8 millions), les infrastructures de transports sont si mal développées que la grande majorité de la population se déplace en voiture. Ils n'ont pas le choix, mais cette circulation quotidienne rend l'air irrespirable, et a forcément un impact lourd sur l'environnement de cette région. Cette situation est le résultat d'un développement industriel puis urbain très rapide, et d'un manque de moyen pour créer des infrastructures adaptés. Un comportement partagé par les industries, qui ont pollué les courants d'eau alentours. Et pourtant, le Brésil est un exemple typique de pays qui a pris conscience de l'enjeu écologique, il souhaiterait se développer économiquement en respectant l'environnement.  Au début de son mandat en 2002, le président Lula avait d'ailleurs pris en compte la nécessité de protéger la forêt amazonienne, poumon vert de notre planete. Marina Silva, la ministre de l'environnement, était chargée d'établir un controle et d'interdir aux industries d'acceder à certaines zones.  Malheureusement, favorisant le développement économique du Brésil, les directives ont changés année après année pour favoriser l'implantation d'industries en Amazonie. La ministre Marina Silva a démissionné en mai 2008.

Commentaire de la vidéo:Le soja d'importation est la principale nourriture de notre bétail. Au Brésil l'an dernier la déforestation de l'Amazonie a augmenté de 70%, la principale cause: les cultures de soja.


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